Etude sur l’entrepreneuriat des jeunes générations de MRE | Restitution des premières tendances

PARIS – 12 juillet 2016. A l’invitation de la BMCE, le cabinet R.M.D.A. et Maroc Entrepreneurs, sont venus présenter les premières tendances de l’étude sur l’entrepreneuriat des jeunes générations de MRE établis en France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne.

Commandée par le Ministère des Marocains Résidant à l’Etranger et des Affaires de la Migration (MCMREAM) et le projet Sharaka (financé par l’Union Européenne), l’étude sera finalisée au cours de l’été et disponible en intégralité dès la rentrée.

Après avoir interrogé plus de 600 MRE touchés par la question de l’entrepreneuriat au Maroc, l’équipe de consultants a analysé les 460 réponses des jeunes porteurs de projet, qu’ils soient d’émigration récente ou de la nouvelle génération de MRE née à l’étranger. Les tendances suivantes sont ressorties et font en ce moment l’objet de rencontres supplémentaires pour les confirmer et approfondir :

  • L’attrait pour l’entrepreneuriat est aussi fort chez les jeunes d’émigration récente que chez les nouvelles générations de MRE (nés ou élevés à l’étranger), bien que ces derniers présentent des liens moins étroits avec le Maroc.
  • Mais passé un certain seuil de perte du lien culturel (maîtrise imparfaite de la langue par exemple ou perte de relations avec la communauté), l’intérêt pour l’entrepreneuriat décroît très fortement.
  • L’entrepreneuriat des jeunes MRE coïncide toujours avec un fort attachement à leur région d’origine. Mais ceci s’explique davantage par des facteurs économiques (meilleure connaissance du marché et des partenaires) que familiaux ou culturels.
  • Les projets sont de plus portés dans une logique d’entrepreneuriat transnational, sans forcément de retour définitif. En revanche, pour les MRE engagés dans un projet de retour, le fait d’avoir des enfants ne constitue pas un frein, c’est même parfois une motivation.
  • L’entrepreneuriat reste majoritairement masculin et qualifié mais se féminise.
  • Les jeunes MRE déplorent une information dispersée et difficilement accessible ou/et fiable dans un environnement institutionnel éparse.
  • Enfin, une large majorité de MRE s’avouent prêts à soutenir financièrement des projets productifs. Cet engagement s’effectuerait de préférence par l’actionnariat dans des entreprises au détriment de dons ou produits de placement bancaires.

Dès la fin des ateliers d’échanges avec les jeunes MRE, un rapport détaillé sera diffusé par le Ministère autour des constats et des pistes de recommandations de l’étude (vidéos explicatives du parcours du créateur d’entreprises, stratégie de communication digitale, mise en place d’un réseau d’entrepreneurs MRE, forums sur l’investissement, baromètre annuel, etc.).

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Article de l’économiste

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